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Peformances e/gamma et qualité des données
Avec l’augmentation de la luminosité du LHC, les expériences doivent relever deux défis majeurs : préserver la qualité des mesures malgré le nombre croissant de collisions simultanées et améliorer la maîtrise des effets systématiques qui limitent désormais la précision des analyses, même lorsque les statistiques augmentent. Ces enjeux dépendent directement de la vérification de la qualité des données enregistrées à chaque remplissage du LHC, travail auquel notre groupe contribue activement depuis 2024, en particulier pour les électrons, photons, jets, taus et l’énergie transverse manquante.
Notre équipe joue un rôle régulier dans l’amélioration de la reconstruction des données d’ATLAS. En 2024-2025, elle a contribué à l’évolution du système de déclenchement des électrons et photons, ainsi qu’à l’amélioration de la mesure du temps d’arrivée des particules dans le calorimètre électromagnétique. Une méthode innovante fondée sur la structure des amas d’énergie a montré qu’elle pouvait simultanément affiner la reconstruction temporelle et réduire l’impact de l’empilement, permettant d’envisager l’utilisation accrue du calorimètre central pour le choix du vertex et la mesure du temps de vol de particules se désintégrant loin du point d’interaction - un atout pour la recherche de matière noire à longue durée de vie.
Notre groupe a également développé deux avancées clés pour les analyses du Run 3 : l’identification de paires boostées de particules électromagnétiques grâce à des asymétries dans la forme des gerbes et la possibilité d’en mesurer l’isolement. Ces asymétries améliorent la discrimination contre les pions neutres, les photons convertis ou tardifs, et ouvrent la voie à une sélection plus efficace des photons boostés. Nous avons en parallèle conçu une approche de machine learning exploitant finement la morphologie des gerbes, surpassant les méthodes précédentes. Enfin, nous avons démontré que ces asymétries permettent d’identifier des paires de photons issues de la désintégration de particules ALP de longue durée de vie et d’en déduire leur masse.
Retrouvez ce texte dans le rapport d’activité 2024-2025 du LPNHE.
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